stlnl
18 octobre
2025
Après avoir profité de la douceur sétoise tout le samedi durant, avec pour unique rendez-vous imposé l'exposition Philippe Cognée au musée Paul Valéry, nous reprenons la route pour rejoindre notre camp de base.
A sa planification quelques jours plus tôt, la trilogie journalière du week-end était assortie d'un soleil radieux. La météo consultée la veille de notre retour contrarie ces prévisions : pluie et vent se sont invités à la fête ! Notre dernier périple aura été lui aussi arrosé, il nous aura permis d'apprécier qu'il est tard dans la saison pour rouler trempé. Je consulte diverses applications météo. Je suis confiant. Petiplata l'est moins. Nous trouvons un compromis en décidant de rejoindre la gare Lunel, soixante kilomètres plus tard. Je dessine la trace...
19 octobre
2025
Au moment de quitter Sète, quelques gouttes perlent sur les voitures. Le bitume porte des traces discontinues d'humide. Il a bien plu mais rien de bien alarmant à ce stade. La couverture nuageuse attendue répond massivement bien présente. On sent toutefois que le sieur soleil n'est pas très loin. La trouée bleue qui s'ouvre dans le ciel est de bonne augure.
Ce début de parcours est l'occasion de découvrir sur une maison aux ouvertures condamnées par des parpaings maçonnés, une fresque tout à fait dans l'air du temps. Plus loin, un pont mirroir compétitionne ses reflets avec ceux du canal qu'il enjambe. Au moment de dépasser devant le mur d'enceinte d'un dancing fermé pour cause de dimanche matin, je stoppe. Je reviens de quelques mètres en arrière, je m'approche de la grille : oui, c'est bien cela, je n'ai pas rêvé, deux regards nous ont bien observé passer depuis la fenêtre du premier étage !.
Comme au
cinéma
Frontignan. Deux, quatre, six, sept véhicules sont stationnés sur la chaussée, composant un surprenant embouteillage dans une commune remarquable pour son caractère désertique en cette matinée dominicale. Nous remontons la file immobile et stationnons à notre tour. Le pont mobile qui permet la traversée du Canal du Rhône à Sète est en position haute. A notre arrivée, la raison qui justifie cette position haute a déjà disparu car déjà le tablier entame sa descente.
La lumière que filtre les nuages confère au paysage un caractère singulier, presqu'iréel, semblable à un décor cinématographique aux accents de western... marin.
Vic-la-Gadiole. Jour de marché. Nous profitons de l'effervescence locale le temps d'un café et reprenons notre route. Petiplata a profité de cette occasion pour panser son pouce abîmé lors d'une chute sans gravité.
heroes
place
Nous découvrons le centre de Villeneuve-lès-Maguelone dont nous ne connaissions jusqu'à lors que la gare excentrée du village. Les platanes de la Place des Héros qui gardent le monument aux morts de la Der des Dere arborent fièrement les couleurs de l'opération “Octobre rose” dont on pressent aux décorations de tous types, qu'elle fut une occasion de rencontres intergénérationnelles. Le contraste entre ces deux ambiances peut surprendre, il est toutefois séduisant : deux temporalités qui se rejoignent pour célébrer la vie qui n'est plus et celle qui doit être préservée.
Réseau
vélo
Au moment de reprendre notre route, le vent s'est levé. Il sera notre compagnon de route jusqu'à atteindre notre destination. Nous sommes agréablement supris de constater, depuis vendredi, combien cette zone géograohique est dotée d'équipements permettant de voyager à vélo en toute sécurité. Certes, la logique pour emprunter ces voies privilégiées n'est pas toujours simple à appréhender car quelque peu créative mais, une fois maîtrisée, elle privilégie vraiment le confort cycliste. Mention spéciale donc pour un réseau que nous recommandons vivement !
Juste
à temps !
Le canal Philippe Lamour borde la voie verte du pays de l'Or (on poétise à vélo) qui figure tel un tapis rouge pour nous permettre d'entrer dans Lunel. Nous avons un peu de temps devant nous. Nous en profitons pour nous écarter de la gare et visitons sommairement cette cité dont nous ne connaissions que le nom. Avenue Victor Hugo, deux magnifiques demeures dont l'une affiche en façade, deux peintures de la maison GEMPP Pernod, souvenir d'un passé glorieux lié à l'absinthe, le breuvage interdit pour ses propensions à rendre fada. La seconde est aujourd'hui un office notarial
Les vélos sont supendus dans la voiture. Nous prenons place à notre tour. Juste au moment où le train entame son voyage, la pluie se met à tomber. Vous avez dit "sens du timing" ?